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La grotesque
est intéressante car elle fait partie intégrante des arts décoratifs
dont elle jalonne l'histoire. La grotesque se développe dans
la
Rome Impériale. La tradition disparaît avec "le sac de Rome"
au
Vème siècle.
La redécouverte de ces décors lors des fouilles
de
Rome au XVème siècle fut une mine d'or pour les peintres de l'époque et
en particulier pour Raphaël dont l'atelier peint entre 1516 et 1520 les
célèbres loges vaticanes. L'imprimerie diffuse largement ces travaux à
travers toute l'Europe.
Au XVIIème siècle, pendant la
période "Baroque",
la grotesque évolue,
les motifs sont généreux laissant peu de place au vide, on y trouve des
couleurs éclatantes et de l'or comme il se doit. Berain est sans
conteste le spécialiste des grotesques de l'époque. Le terme de grotesque est peu à
peu remplacé par celui d'arabesque.
Au XVIIIème siècle, l'époque
"rococo" tend vers
le naturalisme, la scène principale prend toute la place de la grotesque
et prend le nom de pastorale, singerie ou chinoiserie selon le thème
choisi.
Gillot, Claude III Audran, Watteau ou Huet en sont les
maîtres.
On retrouve ces décors sur tous les supports sous Louis XVI,
des soies au papier peint en passant par la porcelaine, les émaux ou
les meubles peints.
Sous Napoléon Ier, avec Percier et
Fontaine, la
composition perd de sa fantaisie. Dans la seconde moitié du XIXème
siècle seront publiés d'innombrables modèles. Cette mode se maintient
parallèlement aux mouvements Art Nouveau puis Art Déco.
Grotesque Palazzio Vecchio - Florence
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