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Les faux
marbres sont employés dans la décoration depuis
l'Antiquité.
D'abord reprenant simplement l'aspect de marbrures dirigées dans un
certain sens pour donner une trame, une texture, ils sont devenus de
plus en plus réalistes et les réalisations d'artistes du XXème siécle
sont vraiement à s'y méprendre.
Aux siècles précédents, les faux marbres devaient ressembler aux
marbres d'origine mais on devait quand même s'apercevoir que c'étaient
des faux.
Chaque période avait un marbre de prédilection.
Les marbres rouges ou noirs pour Louis XIV, tels que le Languedoc, le
Portor ou le Vert de Mer.
Les
marbres blancs ou bleutés pour Louis XV, tels que le Blanc Veiné. Louis
XVI sera fidèle aux marbres clairs et nuagés. Sous Napoléon Ier, on
utilisera surtout les marbres verts, Vert de Mer, Campan et sous
Napoléon III les marbres noirs.
Au XIXème siècle, toujours dans les immeubles de "rapport" il y avait
souvent une décoration en sous-bassement et panneautage en faux
marbres, leur donnant l'aspect
"grande maison". Certaines églises étaient décorées de la même façon.
La fin du XIXème siècle, restera
le grand siècle des fausses matières.
Les marbres servirent ensuite pour décorer les devantures de magasin et
chaque "corporation" avait un marbre de prédilection, le vert de mer
pour les patissiers, le blanc veiné pour les bouchers et le portor pour
les pompes funèbres.
De nos jours, certaines carrières sont fermées car les filons ont
disparus, là aussi par surexploitation, laissant la part belle aux
peintres en décors.
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