Atelier Couleurs du Temps
Fabienne Ribeyrolles - Peintre en Décor du Patrimoine
 

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panneau en marbre blanc veiné, encadrement en griotte faux marbre archaïque copie du XIVème siècle
panneau de Jaune de Sienne panneau de Jaune de Sienne
Panneau en Languedoc avec cadre en Campan vert vert panneautage en faux marbres XIXème avec panneux en Vert de Mer et Grand Antique, cimaise en Campan Vert Vert, douci,e en Languedoc, Table en Henriette, et plinthe en Griotte
portor Vert de Mer
Vert de Mer Brèche Caroline

FAUX BOIS
FAUX MARBRES TROMPE L'OEIL CHINOISERIES
GROTESQUES CIELS PATINES DRAPES
 
Décors peints- Fresque- Trompe l'oeil- Stucs- Meubles peints- Poyas
 
Les faux marbres sont employés dans la décoration depuis l'Antiquité.

D'abord reprenant simplement l'aspect de marbrures dirigées dans un certain sens pour donner une trame, une texture, ils sont devenus de plus en plus réalistes et les réalisations d'artistes du XXème siécle sont vraiement à s'y méprendre.

Aux siècles précédents, les faux marbres devaient ressembler aux marbres d'origine mais on devait quand même s'apercevoir que c'étaient des faux.

Chaque période avait un marbre de prédilection.
Les marbres rouges ou noirs pour Louis XIV, tels que le Languedoc, le Portor ou le Vert de Mer. Les marbres blancs ou bleutés pour Louis XV, tels que le Blanc Veiné. Louis XVI sera fidèle aux marbres clairs et nuagés. Sous Napoléon Ier, on utilisera surtout les marbres verts, Vert de Mer, Campan et sous Napoléon III les marbres noirs.

Au XIXème siècle, toujours dans les immeubles de "rapport" il y avait souvent une décoration en sous-bassement et panneautage en faux marbres, leur donnant l'aspect "grande maison". Certaines églises étaient décorées de la même façon. La fin du XIXème siècle, restera le grand siècle des fausses matières.

Les marbres servirent ensuite pour décorer les devantures de magasin et chaque "corporation" avait un marbre de prédilection, le vert de mer pour les patissiers, le blanc veiné pour les bouchers et le portor pour les pompes funèbres.
De nos jours, certaines carrières sont fermées car les filons ont disparus, là aussi par surexploitation, laissant la part belle aux peintres en décors.