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Imiter le
faux bois,
c'est avant tout s'imprégner de son essence même, entendons par là sa
structure, sa teinte, ses fibres et leur disposition, ses noeuds, ses
mouches et ses moirages.
De part la disparition ou la diminution des bois d'origine exotique,
tels que l'ébène, l'acajou, le bois de rose et d'autres encore, dus à
l'exploitation intensive et amenant à la
disparition à
cours terme de la forêt tropicale et équatoriale où poussaient ces
espèces, le peintre décorateur sera de
plus en plus sollicité pour
peindre des faux bois sur tous les supports.
L'utilisation des faux bois a atteint son apogée au XIXème siècle, dans
les salons ou les cages d'escalier. Les immeubles construits étant bien
souvent des immeubles dits de "rapport", on utilisait le faux bois pour
décorer dans un but d'économie.
Les portes cochères ou les portes palières ou même les portes d'entrée
des habitations principales étaient peintes en faux bois. Cette "mode"
a subsisté jusqu'au milieu du XXème siècle.
Les meubles et certains objets usuels étaient aussi peints en faux
bois, marquetterie de faux bois, remplaçant dans les campagnes surtout
des pays slaves, germaniques et de l'est de la France, l'intarsia dont
cette peinture repris le nom.
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